Je m'accroche à des buts. Je m'accroche à des rêves. Je m'accroche à des espoirs. Je fais tout, je tente au maximum, je veux y arriver. Je me bats, Je me dépasse, Je fais des concessions, des aveux, des compromis. Je souhaite atteindre, je rêve, j'espère. J'ai attendu longtemps, j'ai raté plusieurs fois, et les deuxièmes chances n'existent pas. J'ai encore espéré et rêvé de ce que j'aurais pu avoir si je n'avais pas foiré. Et puis alors la suite? La suite, il n'y en a pas. On fait tout ça pour rien du tout. Mais le temps a passé, avec beaucoup d'ignorance et d'indifférence. Et comme à chaque fois, lorsque le temps passe, tout s'estompe. Tout s'efface, et le rêve s'éloigne. La réalité revient en pleine figure, et le regret avec. Pourquoi avoir voulu ça? Le temps permet de se rendre compte de beaucoup de choses, et peut être d'éviter les erreurs? Alors à quoi bon? A quoi bon se battre, se dépasser, se sacrifier, espérer, rêver pour après changer d'avis, revenir au point de départ?
Et puis... Je sais que ce moment arrivera, pire que tous ceux qui précèdent. Le moment où le rêve lointain se déploiera devant mes yeux, avec toutes les sensations de cet espoir revenant en mémoire. La douche froide. Oh, je ne veux pas la vivre... elle sera là pour me faire regretter d'avoir regretté. Elle sera là pour me raviver les flammes de l'espoir. Que devrais-je faire à ce moment là? Ecouter ma soudaine envie ou écouter ma longue réflexion? Suivre mon espoir ou suivre mon regret? Une valse entre négation et désir, entre le dégout et le rêve. Je ne sais plus de quel pied danser, de quel côté me penchait et tournoyer. Je ne sais pas quelle est la danse, mais il faut que je suive le rythme saccadé de cette valse endiablée.